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lundi, 5 novembre 2007

La Trace, de Richard Collasse

Acheté au Manor de Monthey (il ne faut pas être élitiste), et lu sur le week-end, ce livre a trouvé une place dans la bibliothèque à côté des Nothomb. "Le Japon vu par un français", selon le Figaro, ce livre a été écrit par un industriel français résidant au Japon depuis plus de 30 ans. Semi-autobiographique, le récit alterne entre le présent, où l'auteur un jour reçoit une lettre étrange, et l'année 1972, où l'auteur a un peu malgré lui déclenché les faits qui mèneront à cette lettre.
Bien écrit, bien situé dans un Japon que l'auteur connaît et aime, le déroulement de l'histoire devient relativement facile à deviner dans la seconde moitié du livre, mais est sauvé par la fin..je ne vous en dit pas plus (éditions Seuil).

dimanche, 28 octobre 2007

Endymion Spring - The past is a dangerous beast

By Matthew Skelton.

This book was "staff's choice of the month" in the Stauffacher bookstore in Berne and, although the cover is a bit youthful, the plot sounded quite intriguing, so I bought it.
It is a story intended for young adults about the Last Book, which contains all the knowledge in the world, and which shouldn't come into the wrong hands. I think I would have loved it around age 12 and if you know someone that age, I am sure this book will be well received. As an adult, though, it lacked some depth, but was still a nice read.

dimanche, 7 octobre 2007

John Grisham. le football américain, et l'Italie

Dans Playing for Pizza (2007), John Grisham raconte l'histoire de Rick Dockery, un quarterback raté dont aucune équipe ne veut plus (il passe la balle à l'équipe adverse), et qui se retrouve à Parme, en Italie, où l'équipe de Panthères l'engage pour une saison.
John Grisham a déjà développé d'autre caractères de ratés qui retrouvent un sens à leur vie grâce à un coup d'oeil du destin, comme Nate dans The Testament (1999). Là aussi, le personnage était sauvé après avoir été éloigné de la culture américaine. Dans The Broker (2005), Grisham emmenait son héros à Bologne, dans le Nord de l'Italie, et écrivait une ode à cette région.
Je lis tous les Grisham dès leur parution depuis la sortie de The Rainmaker (1995), son 4e roman. Je me revois tournant et retournant ce livre dans la librairie, en me disant que vraiment, il n'était pas raisonnable d'acheter l'édition hardback..je pense l'avoir bien amorti en l'ayant lu une dizaine de fois depuis. J'admire beaucoup l'oeuvre très diversifiée de cet auteur, qui s'éloigne de plus en plus des "courtroom thrillers" et peut exceller dans tous les styles (quoique An innocent man (2006), son premier récit de non-fiction, soit un peu décousu).
Cependant, Bleachers (2003), un récit sur un coach et l'influence qu'il exerce dans les jeunes vies de ses sportifs, est le seul livre de cet auteur qui ne m'aie fait aucun effet. Je l'ai lu, rangé, et n'y suis jamais retournée. En d'autre termes, le football américain, s'il inspire John Grisham, ne m'inspire, moi, pas du tout, bien que j'aie, en mon temps, assisté à quelques jeux de la high school de Littleton, CO (et n'y aie, d'ailleurs, déjà rien compris, malgré moultes explications de mes amis).
Playing for Pizza est d'un tout autre gabarit: mêlant sa passion pour ce sport et son amour pour le nord de l'Italie, John Grisham a su composer un livre où même les ignares de mon type se trouvent vibrer en accompagnant Rick Dockery et les Parma Panthers au long de la saison..à ne pas manquer.

vendredi, 5 octobre 2007

L'élégance du hérisson, par Muriel Barbery

Renée est concierge dans un immeuble parisien huppé. Elle, elle n'a rien de huppé..au premier abord, car Renée cache bien son jeu. Avide lectrice de Tolstoï et féroce autodidacte, Renée n'a qu'une inquiétude: être démasquée.
Paloma habite dans l'immeuble de Renée, ç'est, en gros, une gosse de riches portée sur l'introspection et pleine de mépris pour sa famille. Cette famille mérite t'elle tant de mépris? Difficile à dire, car on ne la découvre qu'à travers le regard de Paloma.
Signe particulier: elle a décidé de se suicider en faisant brûler l'appartement familial.
Entre Kakuro Ozu, un homme d'affaires japonais qui arrive comme un cheveu sur la soupe et va bouleverser le cours de l'existence de ces dames dès son emménagement dans leur immeuble.

Partout acclamé, ce roman est en effet un petit trésor à savourer absolument. Mes bémols sont: le style narratif souvent un peu ardu de Paloma, et, surtout, la fin choisie par l'auteure, qui vous prend comme un coup de poing dans le ventre.
Je vous laisse découvrir (Editions Gallimard).

lundi, 1 octobre 2007

L'Oeuf et Moi, de Betty Mac Donald

Cela faisait longtemps que j'avais envie de lire ce livre, et j'ai eu la chance de le trouver à 1 euro chez un bouquiniste pendant mes vacances. Le texte au dos du livre dit " achetez ce livre! Sinon, empruntez-le. Volez-le. Suppliez qu'on vous le donne.."; et ç'est un excellent conseil!
Ce livre a été critiqué sur amazon.com pour être "simpliste" et surtout "raciste" à l'égard des indiens; ç'est un reproche qui a aussi été fait à l'excellent A Town like Alice de Neville Shute pour les aborigènes. Alors, laissez-moi quand même remarquer qu'un texte n'est pas responsable des préjugés d'une époque dont il est la mémoire.
Achetez donc ce livre, si possible chez un bouquiniste et si possible dans sa traduction française. Comment ne pas adorer un livre dont le traducteur, en 1947, a jugé nécessaire d'expliquer que pop-corn signifie: "maïs éclaté sur le feu, friandise américaine" et où hamburger est traduit par "steak hambourgeois"?
Mais surtout, le texte de Betty Mac Donald est un morceau de l'histoire de l'Amérique et un délice à lire. Elle remet aussi en perspective le mouvement de "retour à la terre" d'aujourd'hui. Elle, elle suit son mari, ç'est tout, et annonce à tous ceux qui lui assurent que cela doit être merveilleux de vivre si proche de la nature qu'elle est prête à troquer toute son autarcie contre des toilettes à l'intérieur!

vendredi, 28 septembre 2007

Summer reading

UPDATE OCT 5TH, 2007

Really not that special:

Home and Dry in Normandy by George East and C'est la folie, by Michael Wright (along with about 10 others I can't even remember the title of):
Another englishman moves to rural France, neighbours simple folks, reserved but warmhearted, septic tank breaks down, the French speak a lingo of their own (in fact, it's called French, in case you wonder. It is spoken in France - honestly, what did they expect?). While wonderful books have been written on the subject, these two are not part of the lot. I would much rather re-read A small place in Italy by Eric Newby, A year in Provence by Peter Mayle, or Under the tuscan sun by Frances Mayes.

Glennkill by Leonie Swann:
This one is a bestseller in Germany: the first sheep crime novel! I can't really speak about it because I never made it past page 30 (although I really like sheep). Will try again and tell about it, but gripping it isn't.

Good but not great:

Saving fish from drowning, by Amy Tan:
I am a big-time Amy Tan fan and have read them all. I wasn't sure about this one and didn't buy it hardback - quite reasonablyI should add, since it is clearly not her best work. This is the story of a group of american travellers to Burma as narrated, partly, by the ghost of their tour guide who died shortly before the departure. I loved, loved the character of Bibi Chen, the chinese ghost. Unfortunately, I did not love any of the other characters or anything happening to them. I really wish Amy Tan had developed Bibi Chen some more - perhaps she will do in the future?

Three cups of tea,by Greg Mortenson:
Visit the book's website at threecupsoftea.com
It is a biography of Greg Mortenson, an american mountaineer who got lost climbing the K2, wandered in a small village in the remotest Pakistani mountains and ended up building schools for girls in Pakistan and Afghanistan for his whole life. The story is nicely written up by journalist David Oliver Relin and is quite heartwarming once you get past the basic American Hero thing. Mortenson seems to do outstanding work. Have a look at the Central Asia Institute website for more information, and do buy the book (part of the purchase price goes towards the building of schools).

Really good reading:

Animal Vegetable Miracle by Barbara Kingsolver:
A great book. It was my first Kinsolver and I've already bought the Poisonwood Bible to see if her writing is always that good. Kingsolver writes about four seasons on her home in rural Appalachia with much humour and insight. Suse at Pea Soup also liked the book and wrote a review on July 27,2007. It is too bad that the rest of the Kinsolver family (elder daughter Camille and husband Steven Hopp) pitched in in the making of this book, because their articles (facts about environemental impact and nutrition that would be known already by anyone interested in the subject matter) are strewn through, making it harder to concentrate on the author's delightful text. I understand the concept of family writing in this book, but they should still be relegated in the annex.

The Yellow House, by Martin Gayford
A art history book about the weeks the painters Van Gogh and Gauguin spent together in Arles in the fall of 1888. Highly readable, this book is structured around the paintings that were created there, the circumstances that led to them and, quite delightfully, the comparison of how two different minds painted the same subject. My only negative on this book would be that the illustrations are black/white even on the hardback edition.

mardi, 4 septembre 2007

Marley & Me

Dans le livre "Marley & Me", le journaliste John Grogan raconte sa vie avec un grand labrador jaune nommé d'après Bob Marley, en plusieurs épisodes. Comme la vie commune avec le chien accompagne sa vie privée, il nous sert aussi une bonne tranche de celle-là.
Jusque-là, rien qui ne puisse séparer ce livre de dizaines d'autres du même genre; l'aspect original est que Monsieur Grogan a acheté un chiot souffrant d'hyperactivité pathologique (comme les enfants hyperactifs), et qu'il a aggravé son cas en choisissant un labrador mâle.
Un labrador, vous étonnerez-vous, est pourtant l'animal le plus doux qui soit? En effet, si vous avez la chance de trouver un éleveur portant une attention toute particulière au caractère de ses lignées; et même dans ce cas idéal, le petit labrador ne tombe pas dans la catégorie des chiens facile à élever: actif, joyeux (trop!), glouton, et surtout ne supportant pas la solitude, si vous ne l'enfermez pas, vous rentrerez régulièrement, comme le décrit l'auteur, dans un appartement dévasté, livres dévorés, sofa éventré, et divers nouveaux thèmes architecturaux élaborés par votre ami à quatre pattes.
Somme toute, Marley & Me peut être considéré comme une bonne introduction à la vie avec un labrador; le drame de Marley étant que, vu sa prédisposition supplémentaire à un comportement erratique, il continua son comportement de chiot jusqu'à ses 13 ans..si, comme moi, vous adorez cette race, renseignez-vous bien sur l'élevage avant d'en acheter un!


lundi, 3 septembre 2007

Les fascistes ne lisent pas Nothomb

Dans son dernier roman, "ni d'Eve ni d'Adam", Amélie Nothomb écrit que les japonais saluant le lever du soleil au sommet du mont Fuji d'un Banzaï retentissant n'étaient "pas plus fascistes que vous et moi", ce qui m'a fait sourire..les fascistes ne lisent-ils donc pas Nothomb?

Par ailleurs, je ne peux que recommander cet excellente suite à "Stupeur et tremblements" paru en 1999; si celui-là était le côté pile, "ni d'Eve ni d'Adam" est le côté face de la société japonaise, décrite de manière très poétique par une auteure qui connaît, et aime, ce dont elle parle.